| Parce que je suis ravie d'apprendre ce qu'en pensent les initiés...
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|  Élever des enfants: Gratifiant, exigeant, inspirant! | Paul-François Sylvestre L'Express de Toronto Février 2011
Véronique Fortin a fait le choix de rester à la maison afin de s'occuper de ses deux petites filles. Pour garder un lien avec le monde, briser l'isolement et exprimer les moments en dents de scie que ce quotidien lui imposait, elle a créé un blogue et les Éditions de la Bagnole ont rassemblé les textes préférés de l'auteure, plus quelques inédits, dans un recueil intitulé Journal irrévérencieux d'une mère normale.
Le franc-parler de Véronique Fortin a de quoi ébranler les durs à cuire de la parentalité.
Il s'agit du journal irrévérencieux d'une mère… qui aurait avantage à se taire, qui imagine le pire, qui sait mentir, qui préfère fermer les yeux et qui a parfois peur; c'est aussi le journal irrévérencieux… d'une mère au bout du rouleau, d'une mère compétente, d'une mère pour combien de temps encore…
Au fil des pages, on voit Véronique Fortin qui console, berce, nourrit, planifie, répète, bichonne, organise, intervient, nettoie, explique, sourit, rassure, menace, habille, doute, gronde, distrait, embrasse, efface, soigne, ment et soupire.
Tout ce qu'exige la description de tâche d'un parent à temps plein. Elle s'occupe de ses deux filles, Gabrielle et Lou, et en retire une grande joie.
«C'est le travail le plus gratifiant, le plus exigeant, le plus inspirant que j'ai fait. J'ai ressenti un puissant orgueil à simplement soigner mes enfants. J'ai inventé chacune de leurs journées. J'ai mis de la couleur et de la musique partout.»
Je ne connais rien à la parentalité, mais je crois bien que les descriptions de situations quotidiennes feront largement écho au vécu de plusieurs mamans.
Voici une de ces situations: «Gabrielle est tombée et s'est mise à pleurer. Lou a eu peur que je la gronde et a pleuré aussi… Comment je pourrais m'en passer? C'est ma vie toute simple et compliquée à la fois… Jamais je ne changerais quoi que ce soit! Je m'ennuierais même des chicanes de dinosaures.»
L'auteure émaille son texte de savoureuses trouvailles fournies, sans l'ombre d'un doute, par ses fillettes. Dans une scène où la mère est malade, Lou, qui comprend toujours mieux qu'on pense, lui offre sa peluche, son gros matou préféré. «Parce que tu sais maman, mes toutous aiment pas ça quand t'es malade. C'est parce qu'ils t'aiment trop!» Il n'y a pas une déclaration d'amour qui peut battre ça!
Tout au long de ses nouvelles, l'auteure présente des photos de famille sous forme de brèves conversations. En voici une première:
– Gabrielle, veux-tu arrêter de casser tes crayons de cire? – Pourquoi? – Parce qu'il faut les payer, ces foutus crayons! – Pis pourquoi ça te dérange? – Parce que c'est du gaspillage. – C'est pas grave, c'est l'argent de papa. – Comment ça, c'est l'argent de papa? – Ben maman, tu travailles même pas!
À une occasion, la mère raconte qu'elle a tapé Gabrielle. C'était une tape méritée, pas grosse, mais une tape quand même. Traumatisée par cet incident, la mère passe la journée «à rattraper sa maladresse».
Elle offre à Gabrielle du lait au chocolat, puis des graines de tournesol. Elle accepte que sa fille dessine avec des feutres qui salissent tout.
Lorsque son Homme revient du travail, elle invite sa fille à venir «dire à papa comment maman s'est fâchée aujourd'hui». La petite ne se souvient de rien! Et l'auteure d'ajouter: «Ce soir nous mangeons des escalopes de veau pannées à la sauce aux regrets.»
Plusieurs mamans le savent, élever des enfants est un job à temps plein. «C'est fatigant en simonac! Dessiner, bricoler, se balancer, glisser… Ça passe encore! Mais tenir entre quatre murs… Corriger, soutenir, apprendre, punir, discipliner… C'est autre chose! Pis c'est pas juste une petite heure le matin entre les deux bols de céréales… C'est 168 heures par semaine! Connaissez-vous quelqu'un qui voudrait d'un job comme celui-là? Travailler bénévolement?»
À l'instar de plusieurs mamans, Véronique Fortin est fière du choix qu'elle a fait. Elle aime sa petite famille et «la couleur de ses enfants».
Elle aime leur innocence et leur naïveté; elle est satisfaite de la vie qu'elle offre à ses filles. «Je pense qu'elles méritent tout ce à quoi je renonce.»
En terminant, voici une autre photo de famille sous forme de brève conversation:
– Qu'est-ce que tu fais maman? – Je nettoie la litière du chat. – J'comprends pas. – La litière, c'est comme un peu leur toilette. – Tu enlèves les pipis pis les cacas? – T'as tout compris. – Tu enlèves aussi les pets?
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|  La recrue du mois | Julie Tetreault Décembre 2010
Renoncer à une carrière, aux temps libres et (n'ayons pas peur de le dire) à soi-même, ça vous dit quelque chose? Véronique Fortin, mère de deux jeunes filles de 3 et 6 ans, en a long à raconter sur le sujet. Cris, larmes, crises, bonheur, rire et joies font partie de la vie de tous les jours. Dans son Journal irrévérencieux d'une mère normale, l'auteure nous fait part de son quotidien. Considérez-vous le pour dit : ce petit bijou de livre vous entraînera dans son univers, sans même que vous voyiez les minutes s'écouler. Pas besoin d'être maman pour apprécier le livre. Véronique Fortin réussit à transmettre son amour d'être mère à celles qui ne le sont pas et rappelle de beaux souvenirs à celles qui ont maintenant de grands enfants. Quant à celles qui ont des petits du même âge que ceux de l'écrivaine, elles se reconnaîtront dans ses écrits.
Sur une note remplie d'humour, Véronique nous parle des moments où elle aurait envie de tout lâcher, qui laissent place aux bonheurs de recevoir des câlins. Sans toutefois tomber dans l'excessivité, le ton humoristique dédramatise et réconforte. L'auteure réussit à transmettre ses pensées et ses émotions sans choquer. Les termes sont simples, mais pas trop, et le texte, sous forme de blogue, se lit en petites parties ou d'une traite. À avoir sur sa table de chevet, lors des journées grises, où quelques mots qui nous font rire ne peuvent que nous faire du bien!
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|  Mama cool | Isabelle Guardiola L'école des parents (magazine français) Novembre-décembre 2010
De sa cabane au Canada, Véronique Fortin défend son choix, celui d'une mère au foyer prenant le temps de vivre. Sur son blog, elle se fait le porte-voix d'une tendance mama-cool.
Je vous envie d'avoir un bureau parce que c'est facile de se laisser distraire à la maison... Parfois je me dis si j'avais un espace de travail à moi, je serais plus concentrée. Alors, heureuse, Véronique Fortin? À l'heure des couples bi-actifs, des bébés laissés à la crèche à peine sevrés, cette jeune Québécoise à pris le parti qu'avait choisi sa mère et avant elle sa grand-mère, celui d'élever ses enfants à la maison. Un choix pas très commun au Québec, où le congé maternité s'étend pourtant à douze mois mais où il n'est pas rare qu'une mère recommence à travailler avant. Véronique Fortin et monsieur vivent longtemps ensemble avant d'avoir leur premier enfant: "On a vu nos amis courir la garderie, préparer les boîtes à lunch le matin et rentrer chez eux affamés et fatigués." Et de conclure qu'ils ne veulent pas de cela, de même qu'ils avaient décidé quelques années plus tôt de vivre à la campagne. Un choix qu'ils ne considèrent pas comme une chance comme on leur renvoie souvent: "Mon conjoint ne gagne pas tant de sous que ça, on se sacrifie pour réaliser ce projet depuis le début. Je garde mon vieux char, il n'y a pas de voyage dans le Sud, de vêtements qui "le font", de restaurant..."
Une vie simple et presque lisse alors pourquoi en faire une histoire? Ou plutôt des histoires. Deux filles, un certain nombre de séances de pâte à sel et de pain à la banane plus tard, Véronique crée son blog. Elle avait commencé à raconter ses aventures de mère au foyer sur des forums avant que ses amis ne l'incitent à aller plus loin: "On prend plaisir à lire ce que tu écris et on a faim de plus." Pepinesurunfil.com est le récit de sa vie quotidienne, agréable, banale, ennuyeuse parfois. Au départ, l'abord narcissique et les expressions empruntées à un magazine féminin peuvent agacer, des réflexions un peu béates sur les mots de ses enfants surnommés "les terroristes" ou "les démones", des photos de famille comme exposées sur un frigo, un compagnon ne portant pas de nom appelé l'Homme, des atours de mère idéale, sacrifiée mais dévouée et heureuse de l'être, jamais abusive... "Je ne suis pas parfaite. Je fais les choses à ma façon pour que ce soit agréable, sauf que je veux que mes enfants pensent que tout est possible et que l'on peut jouer à la peinture tous les jours sans que je pète un coche."
MÈRE NORMALE MAIS PAS BANALE.
On a tôt fait de l'imaginer planter des panais et des rutabagas dans son potager, élever des lapins mais ne pas les manger parce que les enfants seraient trop tristes, déployer des trésors de patience et d'imagination dans des activités éducatives somme toute assez barbantes. On la catégorise dans le mouvance actuelle des "babas bio", massant leurs enfants avec des huiles essentielles et étendant des couches lavables sur le fil à linge. Sauf qu'au fil des pages et en l'écoutant, on approche la complexité de cette mère qui n'a "aucune envie d'allaiter un enfant à l'âge où il peut mettre un DVD seul." Et l'on se dit que ce serait trop simple d'en faire une caricature.
Certes Véronique Fortin surfe sur la vague ostentatoire intimiste encouragée par internet. Elle n'écrit plus pour quinze mamans, vingt-deux pays la lisent. Une heure après avoir envoyé un manuscrit par mail, un éditeur l'a contactée, publiant récemment Journal irrévérencieux d'une mère normale, extraits de son blog, version branchée et actualisée du sublime Splendeurs (et misère) de la maternité de Jane Lazare. Elle se donne du mal pour nous convaincre qu'elle est une "mère normale, quoi que pas toujours banale", invoquant courageusement son post-partum pathologique, sa vie de mère passée à la maternité, ses doutes et ses agacements...
C'est bien écrit, pas trop complaisant, souvent drôle et parfois touchant, notamment par l'émaillage de son texte de citations bien senties: "Pourquoi Gabrielle choisit spontanément les chaussures les plus clinquantes? Pourquoi jouent-elles à la maman si elles ne sont pas foutues de ramasser leurs chaussettes sales? Pourquoi j'achète encore du liquide pour faire des bulles? Pourquoi je recommence à m'ennuyer dès qu'elles trouvent le sommeil? Pourquoi c'est précisément quand l'Homme et moi nous offrons un voyage au bout de la luxure que Gabrielle vomit un jet puissant d'avoir trop toussé? Quessé ça? Un radar à libido?..."
Finalement, Véronique Fortin atteint son but au terme de cet exercice d'équilibre impudique, celui de se démarquer tout en ressemblant à une mère normale. Car en écrivant, elle les rassure toutes; les angoissées isolées se disent qu'enfin en voici une trouvant les mots qu'elles ressentent, les blasées aimant aussi leurs enfants et se sentant vaguement jalouses de celle dont la fierté simple est de voir sa fille reconnaître le chant d'un oiseau...
Les mêmes déculpabiliseront en apprenant que le soir, Véronique n'a plus d'énergie et descend trois verres de vin, comme tant d'autres...
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|  Journal irrévérencieux d'une mère normale | Marie-Hélène Therrien Autour de l'Île octobre 2010
Le Journal irrévérencieux d'une mère normale, de Véronique Fortin, publié aux éditions de la Bagnole, est un livre captivant, rempli d'humour et de réflexions sur la maternité. Original, son témoignage nous ouvre une porte sur la réalité d'une maman qui a choisi de rester à la maison, à la campagne, pour élever ses deux filles. Pourquoi mettre sa carrière en veilleuse ? D'abord parce qu'elle en avait la possibilité et ensuite par choix, pour le plaisir de voir grandir ses filles et de les élever elle-même, leur éviter le rythme stressant du métro-boulot-dodo, et remplir leur quotidien de ce qu'elle a de mieux à offrir : elle. Tout a commencé un jour où elle s'ennuyait, l'Homme étant parti travailler. Elle a créé un blogue qui décrivait son « choc de la maternité ». L'auteure, qui n'a pas la langue dans sa poche, a commencé à raconter son quotidien, à réagir aux événements, à rire, à pleurer. C'est sa vérité nue que Véronique propose aux lecteurs; elle donne à voir des passages de leur vie familiale mais elle partage aussi ses pensées, qui vont parfois à contre-courant. Quoi qu'il en soit, le livre fait réagir et c'est ce qui fait sa richesse. J'ai apprécié chaque page et il est agréable de découvrir le point de vue d'une mère sympathique dans le feu de l'action.
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|  Être parent: Une mission impossible? | JEAN-FRANÇOIS CRÉPEAU Le Canada français 21-10-2010
La parentalité est un sujet à la mode. Réseaux sociaux, blogues et autres plate formes sont autant d'endroits où des femmes et des hommes interrogent la signification, les tâches et les responsabilités des parents du 21e siècle. Que dire des Chroniques d'une mère indigne, le carnet Internet de Caroline Allard devenu livres (Septentrion), puis capsules télé:ce fut là un succès remarquable.
Que dire des chroniques de Martin Larocque rassemblées dans Papa 24/7 et Papa pure laine (de la Bagnole), sinon que les hommes se sont aussi trouvé une voix. Sur le même thème, c'est au tour de Véronique Fortin de confier son Journal irrévérencieux d'une mère normale (de la Bagnole, 2010).
Composés du récit de 49 situations de la vie courante d'une jeune femme qui a décidé de consacrer sa vie quotidienne à exercer son rôle de mère à temps plein, ces «récitréalités» sont entrecoupés de 9 «photos de famille», inspirées par des réflexions des deux fillettes de l'auteure.
Véronique Fortin ne réinvente pas le genre et, d'une certaine façon, surfe sur la vague du grand questionnement parental. Son originalité repose sur son point de vue de mère au foyer et sur le ton, forcément différent des autres, qu'elle emploie pour relater des petits drames qui deviennent parfois de véritables cataclysmes à l'échelle domestique.
Les anecdotes qu'elle a retenues sont aussi tri via les que celles proposées par les autres aficionados du genre à la différence que leur récit ne provoque ni n'assure un rire spontané. Cela va de soi, l'écrivaine ou son double narratif ayant choisi d'assumer sa maternité en lui engageant sa liberté et e lui consacrant chaque minute e son existence.
Dans ce contexte et dans l'état d'esprit qui prévaut, tout ce qui se produit n'est pas nécessairement source de joie débordante et ne provoque pas de rire instantané. Ultimement, l'héroïne n'a que la satisfaction du devoir accompli, comme disaient les mères autrefois. Sinon, elle peut espérer une forme de gratitude comme dans le tableau intitulé «d'une mère reconnaissante».
Ce que je retiens par-dessus tout des différents tableaux dont ce journal fait la narration, c'est d'abord et avant tout l'aspect provocateur qui rend le propos irrévérencieux, sur tout celui de Lou et Gabrielle, les deux enfants. Il y a dans leur manière de négocier avec leur mère, plus rarement avec l'Homme, leur père, les interdits pour qu'ils deviennent des permissions… éternelles. C'est le fondement même de l'autorité des parents qui est remis en question. En fait, certains tableaux m'ont fait douter que la notion d'autorité parentale ou celle des devoirs des enfants envers leurs géniteurs étaient encore des vocables sensés.
Pour calmer mon inquiétude, j'ai relu «d'une mère qui respecte ses promesses» où la narratrice raconte la crise de sa cadette devant le comptoir de fraises, les promesses de géhenne qu'elle lui a faites et que l'enfant a dû assumer et s'est souvenu par la suite. C'est là une leçon de parentalité 101: ne menace que de ce que tu peux réaliser immédiatement.
Quant aux «photos de famille», ce sont des «mots d'enfant», ce premier degré de signification et de compréhension que l'on perd en vieillissant, mais qu'il est bon de retrouver à travers nos propres enfants, comme s'ils prolongeaient ainsi notre propre enfance. Pour le grand-père que je suis, ce Journal irrévérencieux… m'a aussi rappelé le temps qui passe si rapidement en compagnie de nos petits-enfants.
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|  Le voyage d'une mère normale | Marie-Cristine pachès et Marie-Noëlle Lajoie Mères et cie, 19-10-2010
« La maternité, c'est le plus beau voyage de ma vie et c'est le seul que j'ai fait jusqu'au bout… »
Ce voyage, c'est celui de Véronique Fortin, maman à la maison et auteure du Journal irrévérencieux d'une mère normale, bouquin inspiré de son blogue, Pépine sur un fil . Pas peu fière de ce premier livre et de l'intérêt qu'il suscite depuis sa sortie, la jeune femme avoue qu'elle est tout de même surprise quand les gens l'abordent un peu partout. « C'est flatteur, évidemment, mais je ne m'y attendais pas du tout!, dit-elle. Pour moi, écrire était une nécessité, un exutoire et j'ai commencé mon blogue avec la certitude que ça n'intéresserait personne. J'ai donc écrit sans pudeur et je n'aurais pas pu être plus honnête avec ma meilleure amie! »
C'est sans pudeur aussi que la Saguenéenne a raconté que son choix de devenir mère à la maison n'a pas été aussi facile qu'elle le croyait. « Si tu savais le nombre de livres que j'ai pu lire durant ma première grossesse! Mon Mieux vivre était tout écorné! Je voulais tout savoir, tout connaître, tout prévoir, être à la hauteur… Ma fille est née et mon premier grand échec a été l'allaitement. Ça ne fonctionnait tout simplement pas! Je me sentais tellement incompétente. J'ai fait un bon post-partum et j'ai pris une des décisions les plus difficiles de ma vie : j'ai envoyé mon bébé de deux mois chez mes parents durant six semaines… »
Lorsque sa fille est revenue à la maison, elle a été accueillie par une maman qui allait mieux, mais qui sentait sans cesse le besoin de prouver qu'elle méritait son bébé. C'est un peu pour ça qu'elle a commencé à écrire. Et ce livre, c'est celui qu'elle aurait aimé avoir entre les mains durant sa grossesse, celui qui lui aurait appris qu'une maman, ça fait son gros possible et que c'est généralement suffisant! Que dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, surtout quand on a des enfants! Que les moments passés avec eux sont précieux, même s'ils nous font parfois enrager. Qu'il faut arrêter de s'en faire, de chercher la perfection à tout prix et seulement profiter des petits plaisirs de la vie entre deux crises!
« Tout reprend de la couleur à travers les yeux d'un enfant et je suis heureuse d'avoir été là pour partager tous ces moments, toutes ces premières, ces joies et ces chagrins. »
Et le travail dans tout ça? « Le monde du travail ne me manque pas vraiment, c'est plutôt la reconnaissance de l'effort qui me manque. Ça me fait grincer des dents quand j'entends dire que j'ai une vie facile, que je me la coule douce, que je ne travaille pas vraiment. Il faudrait vraiment commencer à reconnaitre l'effort nécessaire pour accomplir tout ce qu'il y a à faire dans une journée à la maison, parce que tenir le temps avec des enfants, c'est aussi un boulot! », s'enflamme-t-elle.
Véronique Fortin, c'est une maman passionnée et combative. Et son Journal irrévérencieux est le reflet de tout ça… et celui d'une mère loin de la perfection. « Je suis compulsive, émotive, caractérielle et cyclique : une semaine, on pourrait manger sur mon plancher et, l'autre, on voit la poussière rouler! Je suis aussi parfois exaspérée par les enfants. Et après! Qui peut se vanter de n'avoir que des journées heureuses? »
Personne, bien sûr. Mais certaines semblent avoir plus d'aptitudes que d'autres pour le bonheur. Probablement parce qu'elles ont compris qu'être maman, ça s'apprend au jour le jour et que les plus grands enseignements viennent souvent de nos erreurs.
Celle qui a maintenant un peu plus de temps pour elle, depuis que sa plus jeune fréquente la pré-maternelle, avoue avoir une foule de projets stimulants devant elle. Comme un deuxième livre de chroniques, qui est déjà bien amorcé, et un conte de Noël, conçu en collaboration avec une amie et collègue clown. Un roman? Pourquoi pas!
« Mes nouveaux défis m'allument et me stimulent, mais je vais toujours me sentir bien chez moi. C'est là que j'aime être pour jardiner, cuisiner, dessiner, écrire, lire et surtout vivre entourée de ma petite tribu. Marilyn Monroe disait : Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid… Et je suis bien d'accord! », conclut-elle.
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|  La morale d'une mère normale |  | Jean-François Caron Journal Voir 30-09-2010
Des émotions toutes simples. Celles qui sont partagées par tous les parents du monde. Inquiétude, espoir, découragement... On parle de choses normales avec Véronique Fortin. Tous les sentiments maternels, de l'amour à l'exaspération. La vérité dans ses habits de tous les jours. Des histoires banales et uniques à la fois, charmantes anecdotes montrant jusqu'où peut aller une mère lucide qui choisit de rester auprès de ses filles, coûte que coûte. Parce qu'il en coûte, selon Véronique Fortin, auteure du Journal irrévérencieux d'une mère normale - et du blogue qui en est à la source, Pépine sur un fil.
Ce qui rend le discours de la mère normale si intéressant, c'est la façon dont elle envisage la maternité, à mille lieues des clichés portés par la prétention à un instinct maternel - une absurdité, selon la blogueuse, qui se moque un peu de ceux qui s'enferment dans une image un peu factice de bonheur sans anicroche. "J'ai quelques amis pastel..." rigole-t-elle avec cette franchise dont elle fait preuve à tout coup.
UN DOUTE NORMAL
Le Journal irrévérencieux s'élabore à partir de l'expérience des jours, celle qui enseigne qu'un amour inconditionnel pour ses enfants ne signifie pas l'acceptation de tout.
Avec Véronique Fortin, on apprend par essais et erreurs, il n'y a pas de recette ni de solution miracle. Le doute est normal - "Je me demande pourquoi je n'ai pas plutôt adopté un furet", admettra la maman de l'histoire dans une période de découragement. Mais en entrevue, la mère blogueuse se montre beaucoup plus sereine par rapport à sa décision de vivre avec ses deux filles à la maison: "Les enfants, c'est vraiment la première chose que je fais jusqu'au bout. Même si on n'a pas instinctivement les compétences, ça s'apprend."
Plusieurs chroniques, malgré la simplicité de leur propos, portent à réfléchir sur la façon dont sont traités nos petits chérubins dans le Québec d'aujourd'hui. Car on vit dans une société où l'on a fini par se faire croire qu'envoyer nos enfants à la garderie était nécessaire pour aider au développement de leur système immunitaire - la mère normale s'abandonne à un rire amer en évoquant ce discours entendu trop souvent.
Le journal est aussi porté par une réflexion sur le poids des attentes qui alourdissent les épaules des parents alors que les principes de l'efficacité et du rendement sont appliqués même à la vie familiale. Une pression que l'auteure, comme tellement d'autres parents, avoue avoir vécue difficilement.
LES SUITES
L'intérêt porté au livre de Véronique Fortin depuis son lancement en septembre la surprend tous les jours un peu plus. Sans se montrer ingénue - ça ne lui ressemblerait pas du tout -, elle avoue ne pas être toujours à l'aise avec la vie publique. "Le gros des entrevues est passé, conclut-elle avec soulagement. C'est une vie que je ne connaissais pas." Mais elle avoue être flattée par la réception des lecteurs, desquels elle reçoit plusieurs missives. "Quand on choisit de vivre à la maison avec ses enfants, on accepte toutes les conséquences. Il n'y a pas de grosse gommette pour nous féliciter. Mais ça..."
Quelques minutes avant l'entrevue qu'elle accordait à Voir, Véronique Fortin apprenait de son éditeur qu'un deuxième tome serait publié au cours de la prochaine année. La vie de famille suit son cours, charriant avec elle son lot d'anecdotes toutes plus truculentes les unes que les autres. L'auteure n'a pas fini d'écrire les aventures de Maman, Lou, Gabrielle et l'Homme.
Normalement, c'est une histoire à suivre.
Le Journal irrévérencieux d'une mère normale, d'abord publié sous forme de blogue - voir le site www.pepinesurunfil.com, que l'auteure continue d'alimenter régulièrement -, saura faire écho au vécu de n'importe quel parent d'aujourd'hui. Absolument pas moralisateur, c'est l'oeuvre d'une mère qui ne se prend pas pour un modèle de sainteté, et qui tout à la fois ne transforme pas son quotidien en un cirque destiné à faire rire son cercle de lecteurs. Il s'agit plutôt de propos sensés, des pincées de bonheur ici et là qui ne sont pas toujours vides d'une certaine conscience... Des moments de découragement, aussi, authentiques et convaincants. Des propos font le portrait des jeux et des stratégies mis en branle par une mère aussi imparfaite que toutes les autres, pour éviter les conflits inévitables et tuer les tensions vives... sans jamais briser le rêve et l'innocence de ses petites terroristes. Une vraie vie de famille en quelques pages écrites sans ménagement, presque sans censure. Une authenticité qui agit comme un baume sur les incertitudes des jeunes parents. Un chocolat chaud pour l'âme.
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|  Sortir de son blogue |  | Dominique Lemieux Le libraire (octobre-novembre 2010)
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|  Véronique Fortin, maman blogueuse | FM 101,7 22-09-2010 | |
|  Lu sur "Maman pour la vie. com" | Nadine Descheneaux 18-09-2010
Deux petites, une maman, un papa et la décision que maman reste à la maison avec les petites : des ingrédients parfaits pour des sautes d'humeur, des réflexions et un quotidien jamais tiède.
Mère normale, Véronique Fortin? Sûrement pas tout à fait. Elle a fait le choix de rester à la maison avec ses deux filles – qu'elle appelle ses « terroristes » —, plutôt que d'aller travailler et placer les petites en garderie. Mais assurément Véronique Fortin est l'une de ces mères lucides et bien avec ses choix. Elle ne cherche pas à nous enrôler dans le mouvement du retour de la mère à la maison. Non, elle nous sert sa vérité toute crue. Et laissez-moi vous dire qu'on saisit vite que le quotidien avec deux terroristes avec tout ce que cela exige de sa part de patience, d'esprit de conciliation, de combat avec le doute, de répétition et d'énergie, c'est de « l'ouvrage » comme dirait Yvon Deschamps. Mais elle ne se gêne pas pour dire qu'elle n'aurait pas été capable de laisser chaque matin une autre femme s'occuper de ses enfants! Tant pis si on se sent visée, l'auteure ne cherche pas de compromis : elle se livre, c'est tout. La complaisance, très peu pour elle et on ne peut que l'en remercier. Les opinions arrêtées, les fines observations et les choix bien assumés, on adore!
Fort bien écrit, avec juste ce qu'il faut d'humour et de sensibilité, Journal irrévérencieux d'une mère normale nous livre sans retenue son quotidien et nous fait partager ses (nombreuses) réflexions. Car, même si elle est persuadée d'offrir ce qu'elle a de mieux à ses filles — soit : elle-même —, elle se heurte plusieurs fois à la non-compréhension générale de ses choix.
Rester à la maison avec ses enfants, c'est marcher à contre-courant. C'est à la fois choquant et dérangeant, surtout pour elle qui doit essuyer de nombreux commentaires. Mais qu'à cela ne tienne, elle a tout d'abord décidé de bloguer pour partager avec intelligence, franchise et esprit sa vie. Voilà que le livre sort en librairie pour prolonger le plaisir. Elle nous raconte les moments où elle doute, ceux où elle revendique, ceux où elle pense abandonner, ceux encore où elle tremble, elle a peur, elle regrette, elle ferme les yeux, etc. En partageant son quotidien et ses réflexions intimes, elle nous projette nous-mêmes, lectrices, sans aucune retenue dans notre propre quotidien et devant le miroir de nos choix. À nous de pousser plus loin – si on le veut – notre introspection!
Un livre qui fait « BANG! », qui ébranle un peu, mais surtout qui donne la voix (si juste!) à une maman qui en a long à dire. Tant mieux! Car si Véronique Fortin dit raconter son « choc de la maternité », nous on lit et vit, avec elle, tous les contrecoups que cela provoque!
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|  La radio des Îles de la madeleine | Anne Bourgeois, Le son de la mer 13-09-2010
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|  Une mère normale qui témoigne | Martine Rioux pour Babelio 07-09-2010
J'étais curieuse… j'étais sceptique. Oui, j'ai décidé de livre ce nouvel ouvrage publié aux Éditions de la Bagnole en ne m'attendant vraiment à rien. Je me disais qu'il allait s'agir d'un autre livre comme les autres où une maman raconte avec humour ses déboires de maternité… Eh bien, je dois admettre que j'ai découvert quelque chose de rafraîchissant et de tout à fait… normal (!) dans le Journal irrévérencieux d'une mère normale.
Véronique Fortin, une maman qui a décidé de demeurer à la maison, pour s'occuper de ses deux filles, y raconte son quotidien. Les hauts et les bas de son quotidien. En toute franchise, et c'est surtout ce qui est rafraîchissant! Elle utilise un ton si sincère et personnel. Elle ne tente pas de cacher sous le déguisement de l'humour les moments plus difficiles.
Oui, une maman peut être nostalgique de son enfance. Oui, une maman peut avoir envie de donner « sa démission ». Oui, une maman peut « s'enfermer » à l'extérieur de la maison pour ne plus entendre les enfants qui se chicanent à l'intérieur. Oui, une maman peut devenir impatiente devant les demandes répétées et incessantes de ses enfants. Oui, une maman peut se sentir coupable, peut en avoir ras-le-bol de faire de la discipline. Oui, oui, oui, nul n'est parfait au pays de la maternité.
Mais, ça n'empêche pas une maman d'avoir une boule dans l'estomac lorsqu'elle amène sa grande visiter sa future école. Ça n'empêche pas que maman s'ennuie de ses petits avant même d'avoir quitté la maison pour quelques heures. Ça n'empêche pas que maman sait qu'elle est devenue irremplaçable et qu'elle sera une maman pour toujours.
Comme elle le dit, c'est sa vie « toute simple et compliquée à la fois. Jamais je ne changerais quoi que ce soit! »
Elle a choisit de rester à la maison avec sa marmaille et je lui lève mon chapeau. Je le dis sans gêne, j'étoufferais entre les murs de ma maison. J'ai choisi de « parquer mon enfant dans une garderie », comme elle l'écrit. En apparence, nous sommes différentes, mais je me suis reconnue en elle. Car, au fond, les hauts et les bas des mamans sont les mêmes. On les vit différemment sans doute, mais les doutes et les incertitudes, les joies et les surprises doivent se ressembler.
Parfois, devant des amis qui n'ont pas encore d'enfant, on préfère se taire plutôt que de leur dire la vérité. Parfois, on se surprend de notre impatience devant les enfants. Parfois, on s'émerveille devant des petits riens de la vie. Souvent, les mamans s'en mettent beaucoup sur les épaules. Souvent, les mamans ne comprennent pas l'insouciance des hommes.
Bref, j'ai vraiment aimé la lecture du Journal irrévérencieux d'une mère normale, mais je crois qu'il faut être parent pour s'y reconnaître et l'apprécier. Ça se lit très rapidement, tellement qu'on en prendrait plus.
J'aurais aimé un peu plus de mise en contexte à l'occasion, pour mieux comprendre ses états d'âme. J'aurais voulu qu'elle élabore un peu plus sur sa relation avec l'Homme, car je crois que la relation entre les parents influence beaucoup la façon dont les femmes vivent leur maternité et je crois qu'on ne parle pas assez de cette relation en général.
J'imagine qu'il y aura peut-être une suite… En attendant, je suivrai ses aventures sur son blogue : http://pepinesurunfil.com/topic/index.html
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|  Une mère normale mais pas comme les autres | Sophie Durocher (Journal de Montréal) 04-09-2010 S'il y a un livre qui va faire parler les mères québécoises cet automne et en faire grimper quelques-unes aux rideaux, c'est sûrement Journal irrévérencieux d'une mère normale (éd. de la Bagnole). Parce que l'auteure Véronique Fortin vient de passer six ans à la maison à élever ses deux filles et qu'elle raconte dans ce livre, les joies et les misères de la maternité, en écorchant parfois au passage les mères qui placent leurs enfants en garderie.
Vous allez me dire : « Pas encore un livre de maman débordée, imparfaite, qui se plaint de ses enfants insupportables et qui noie son chagrin dans l'alcool ! »
Mais ce Journal irrévérencieux va beaucoup plus loin que les très populaires Chroniques d'une mère indigne ou Les (z) imparfaites, puisqu'il nous offre une vraie réflexion sur les choix que nous faisons en tant que parent. D'un côté, s'épanouir sur le marché du travail, mais sacrifier du temps de qualité avec nos enfants. Ou de l'autre côté, rester à la maison pour s'occuper des petits monstres à temps plein, mais faire des sacrifices financiers importants parce qu'on n'a pas de deuxième salaire qui renfloue notre compte en banque.
Maman Fortin, qui a soupesé les avantages et les inconvénients des deux options, nous montre à la fois les bons et les mauvais côtés du métier de mère à temps plein.
Alors que toute la Mom Lit (littérature de maman, un genre extrêmement populaire aux USA et au Québec) mise sur l'humour ou le cynisme, Véronique Fortin, elle, cherche à nous toucher. Et elle réussit. Sa lettre à son mari en cas de disparition, où elle lui dit comment prendre soin de leurs filles, va vous arracher des larmes. Ses aveux de fragilité ou d'impuissance aussi.
Quand elle parle de ses deux filles, qu'elle appelle ses deux terroristes, certains passages, extrêmement bien écrits, font carrément frissonner. Cette femme qui raconte qu'elle a toujours cru qu'elle était irremplaçable, mais que tout ça a changé quand elle est devenue mère… c'est bouleversant. Qu'on soit une femme de carrière ou une maman à la maison.
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|  Un blogue à mettre dans vos favoris! |  | Mathieu (Blogue Famille/Rock détente 102,9) 03-09-2010
C'est le weekend, vous aurez peut-être le temps entre 2 activités en famille d'aller faire un tour sur le web... Que vous soyez ou non du type blogue, je suis certain que celui-ci saura vous rejoindre: www.pepinesurunfil.com . Son auteure, Véronique Fortin, est mère de deux enfants et elle a démarré son blogue il y a presque deux ans... Les mamans et aussi les papas vont sûrement se reconnaître dans les tranches de vie savoureuses racontées par Véronique. Je me suis d'ailleurs souvent surpris à reconnaître des moments de ma vie de famille dans les histoires racontées par Pépine (comme quoi les enfants nous font vivre souvent les mêmes choses à nous les parents)... D'ailleurs, Véronique Fortin vient de lancer son premier livre, Journal irrévérencieux d'une mère normale aux Éditions de la Bagnole. Son livre est un recueil de ce qu'elle a publié sur son blogue... Véronique était de passage le 2 septembre dernier dans l'émission Tout l'monde debout pour nous parler justement de la sortie de son livre.
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|  Le récit irrévérencieux d'une mère tout simplement normale |  | Journal Le Réveil Élizabeth Dupont 02-09-2010
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|  Lecture irrévérencieuse | Silvia Galipeau 02-09-2010
Décidément, c'est la semaine. Que de titres intéressants qui arrivent en librairie ces jours-ci!
Aujourd'hui: Véronique Fortin publie son Journal irrévérencieux d'une mère normale, une série de chroniques tirées de son blogue, aux éditions de la Bagnole.
J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une nouvelle wannabe mère indigne. Une jeune mère de deux filles, qui blogue sa vie de famille, et qui en fait ensuite un livre. «Indigne», «irrévérencieuse», pas de doute, les chroniques maternelles à saveur de confidences sont tendance.
Mais ce serait injuste de comparer Véronique Fortin à Caroline Allard. Même si la comparaison va de soi. Car l'auteure livre un témoignage beaucoup plus intime que Mère indigne. Ne cherchez pas ici l'humour, mais plutôt les émotions. Moins de dérision, beaucoup plus de confessions. Ce qui n'enlève rien à l'une ni à l'autre, mais les distingue drôlement.
La mère est ici mère au foyer. Par choix. Elle raconte, page après page, ses journées avec ses deux «terroristes», l'aînée qui vient d'entrer à l'école, mais qui mouille encore son lit, et la cadette, trois ans, qui ne fait pas encore ses nuits, mais des otites à répétition. Non, ses journées, elle ne les passe pas toutes avec le sourire. Elle pleure parfois, devant l'immensité de la tâche. Elle sacre, mais câline aussi beaucoup. Elle passe ses journées à moucher, laver, frotter, embrasser, en fait. Elle a même un jour tapé. Et en reste traumatisée. Elle en a surtout assez de se faire dire qu'elle est égoïste de passer tout ce temps avec ses enfants, ou encore qu'elle a beaucoup de chance. C'est tout ou rien. Le regard des autres, la culpabilité, elle en a soupé. Et cela, elle le communique avec franchise, et surtout une plume d'une efficacité à faire pleurer.
Même sans être au foyer, on peut s'identifier. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que la maternité, avec son lot d'émotions, est une affaire complexe. Et cette complexité, cette ambivalence dans les sentiments (oui je vous adore, mais je vous laisserais sur le bord du chemin, pourquoi j'ai fait ce choix, au juste?), elle la transmet drôlement efficacement.
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|  Publié sur Le clavier bien tempéré | Lucie Renaud 01-09-2010
Être mère au foyer, de nos jours, n'est pas une sinécure. Pas tant que le « travail » impliqué ait changé tant que cela au fil des ans, mais la perception des autres est souvent devenue plutôt péjorative, ce qui est bien dommage. Quand on fait le choix de consacrer quelques années à ses enfants et - ciel! - refuse de les mettre en garderie, on aura droit à regards courroucés ou au moins totalement incompréhensifs. « Quoi? tu ne travailles pas? », « Tu ne t'ennuies pas, toute seule avec les enfants? », « Tu n'as pas l'impression que ton cerveau fond? Je ne sais pas comment tu fais! » ne sont que quelques-uns des poncifs assenés régulièrement à la « pauvre » mère.
Dans son Journal irrévérencieux d'une mère normale, Véronique Fortin ose briser l'isolement, tente de déboulonner quelques préjugés tenaces et le fait de façon non seulement convaincante mais surtout attrayante. Elle y évoque aussi bien la frénésie de l'heure qui précède le souper (la pire de toutes, comme chacune sait) ou les nuits blanches (je serais incapable d'y faire face maintenant) que ses hésitations envers ses aptitudes de mère. Au fil de courts chapitres (retravaillés à partir de textes parus sur son blogue), elle nous fait souvent rire aux éclats (savoureux dialogue entre mère et fillette qui feint la maladie pour rater l'école ou les craquantes « photos de famille », instantanés charmants intégrés ça et là dans le texte) mais n'hésite pas à aborder la part sombre du rôle de mère. Le recul qu'elle doit prendre par exemple face à la petite correction physique qu'elle inflige à sa fille (presque rien, au fond, mais qui génère un poids de culpabilité certaine chez quiconque est passé par là) est admirablement rendu, de même que ses questionnements face à l'« après », quand les petites poursuivront toutes les deux leur éducation.
J'aurais aimé que jadis, on me glisse en douce entre les mains un tel livre, joliment illustré par Rémy Simard, dont j'ai toujours apprécié le coup de crayon. En ces instants où je considérais sérieusement déposer les deux garnements dans un sac vert et me sauver en courant, de savoir que, bien sûr, je n'étais pas seule dans cette galère, aurait peut-être apporté un bienvenu répit de quelques instants à ma journée - et à ma santé mentale. À voir le nombre de ventres bombés que je croise depuis quelque temps - témoin éloquent du baby-bump qui fleurit au Québec -, l'auteure ne devrait pas manquer de lectrices... et, rêvons un instant, si on le glissait aussi dans les mains de ces messieurs...
Merci à l'opération Masse critique lancée par le chapitre québécois de Babelio pour cette lecture. Je l'offrirai sans hésiter la prochaine fois que je serai invitée à un shower de bébé.
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|  Un premier recueil pour Véronique Fortin |  | Journal le Quotidien Audrey Pouliot 26-08-2010 |
|  Entendu sur la Première chaîne de radio-Canada | Madeleine Ross 29-08-2010 | |
|  Publié sur Patwite.com | Bertrand Breuque 25-08-2010
Véronique Fortin a fait le choix de rester à la maison pour s'occuper de ses deux petites filles. Pour garder un lien avec le monde, briser l'isolement, exprimer les moments en dents de scie que ce quotidien lui impose, elle a créé un blogue (http://www.pepinesurunfil.com) qui a maintenant son lot d'habitués. Séduits par l'intelligence, l'humour et la sensibilité de Véronique Fortin, ses lectrices et lecteurs suivent ses péripéties avec une étonnante fidélité. Les Éditions de la Bagnole ont rassemblé ici les textes préférés de l'auteure, qui propose également quelques inédits.
Exercer une quelconque censure sur ce Journal l'aurait amputé de son principal intérêt : la franchise. La vérité est un plat qui se mange froid. Le franc-parler de Véronique Fortin a de quoi ébranler les durs à cuire de la parentalité.
Illustré par Rémy Simard, père de deux grands garçons. Véronique Fortin console, berce, nourrit, planifie, répète, bichonne, organise, intervient, nettoie, explique, sourit, rassure, menace, habille, doute, gronde, distrait, embrasse, efface, soigne, ment et soupire. Avant cet endiablé marathon? Véronique s'est offert le luxe d'études universitaires en arts visuels.
Extrait : 8 avril Hier matin, j'ai confié les deux terroristes malades (mais non moins dynamiques) à grand-maman. Je suis partie avec l'Homme qui a pris le volant. J'avais envisagé de dormir dans la voiture. Pas capable. Le silence, c'est tellement bon. C'est tellement rare. J'ai choisi d'en profiter. J'ai regardé les arbres passer. Je me suis tournée vers l'Homme plusieurs fois, juste pour le trouver beau. Direction Québec. La séance photo pour la promotion de MON livre. Nausée, envie irrépressible de pleurer, céphalée. Y a vraiment un éditeur qui juge que j'ai des choses à dire qui sont intéressantes, amusantes, dérangeantes. Et je réalise maintenant que mes chroniques suscitent de l'intérêt parce qu'elles sont terriblement personnelles… Je suis dans la merde !
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|  Le choix de l'hygiéniste (Voir/Pop Culture Saguenay) | Jean-François Caron 23-08-2010
Je sais pas pour vous, mais moi, les dentistes, ça me pue au nez. J'entends le premier hurluberlu répondre que c'est peut-être parce que j'ai besoin de rince-bouche... Oui, bon. Mais pas de farce, c'est surtout que pour moi, quelqu'un qui t'enfourne les deux mains dans la bouche avant de te poser une question à développement, ce n'est pas normal. Quand en plus ça arrive juste avant de te dresser une facture de quelques centaines de dollars... Ouch.
Cela dit, faut que je passe par là à l'occasion, moi aussi. J'ai d'ailleurs trouvé une dentiste qui a réussi à m'apprivoiser - ce qui n'était pas évident. L'hygiéniste qui travaille avec elle, en particulier, celle qui a le sourire grand de-même... Qui te laisse répondre à sa question avant de te remettre son attirail sur le bord intérieur de la maxillaire...
La semaine dernière, je crois que j'ai compris pourquoi nous avions des affinités: elle lit. Ce que ça me dit, c'est que sa curiosité n'est pas factice.
Tout ça pour dire que lorsque j'ai vu cette hygiéniste la dernière fois, elle m'a parlé d'un livre qu'elle projetait de lire cet automne. Elle m'a dit quelque chose du genre «Tu dois la connaître, elle sera au Salon du livre du Saguenay - Lac-Saint-Jean en même temps que toi.» Elle parlait de Véronique Fortin. Son nom me disait vaguement quelque chose... Et pour cause: elle est l'auteure du blogue Pépine sur un fil, publié depuis plus d'un an (et dont j'avais déjà fait mention sur ce blogue, il me semble). La maison d'édition La Bagnole a décidé de publier les chroniques de Pépine sous le titre Le journal irrévérencieux d'une mère normale. Ça paraîtra cet automne.
Je vous rassure, je ne sauverai rien sur mon extraction dentaire ni sur mon prochain nettoyage. C'est juste que comme Véronique Fortin est de la région - Saint-Honoré, pour être plus précis -, et que comme le Salon du livre s'en vient à grands pas (du 30 septembre au 3 octobre), eh bien, je me suis dit que ce serait bien d'en parler.
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